Une publicité pour une machine à sous fait naitre des critiques d’un organisme de surveillance

novembre 10, 2020

Quoi de plus innocent que des peluches, ces jouets destinés aux enfants, qui sont le plus souvent plein de couleurs, arborant des mines sympathiques, au poil doux et à la texture « moelleuse et duveteuse » ?

A priori rien, sauf si elles figurent en première ligne d’une machine à sous de casino en ligne, sauf si l’opérateur qui gère le casino en ligne sur lequel figure ce jeu, en fait la promotion avec des termes qui pourraient attirer un très jeune public.

Selon l’organisme britannique de surveillance attaché au secteur du jeu d’argent et plus particulièrement dans ce cas ci le jeu de casino en ligne, l’ASA, cette publicité est problématique car elle pourrait attirer un public âgé de moins de 18 ans. Dans le secteur du jeu d’argent, que ce soit en ligne ou pour les casinos physiques, tout jeu est strictement interdit aux personnes qui seraient âgées de moins de 18 ans, et les opérateurs ont l’obligation légale selon leur licence de jeu, d’effectuer les vérifications nécessaires pour s’assurer qu’aucun compte joueur n’est créé pour une personne mineure.

Ce qui a déclenché les critiques de l’ASA sont les composantes de cette fameuse publicité qui est apparue il y’a quelques jours sur le réseau social Facebook.

En effet, tout d’abord la publicité qui dure 8 secondes montre quelques images des graphismes et des symboles présents sur les rouleaux de la machine à sous, soit des peluches qui ont l’air toute plus mignonnes les unes que les autres.

Puis le message diffusé par cette publicité, le slogan décrit clairement ce jeu comme « une montagne russe de mignonnerie ». En effet la publicité rappelle le nom de la machine à sous qui est « Fluffy Favourites ».

Tous ces éléments additionnés présentent en effet ce qui ressemble à un produit de jeu de casino qui serait très tentant pour un enfant.

Cependant, comme l’objecte GVC Holdings, la publicité était effectivement disponible sur leur page d’accueil de Facebook, qui est uniquement accessible aux utilisateurs âgés de plus de 18 ans. Donc aucun mineur ne devrait avoir accès à cette publicité.

Objection qui n’a pas été acceptée par l’ASA qui a répondu qu’une fausse identification restait une possibilité et que cette publicité présentait bien une violation de leur règlement selon lequel les communications commerciales doivent protéger les jeunes adultes, enfants et personnes vulnérables de toute exploitation.

De plus l’ASA a indiqué que de par le design, le nom de la machine à sous, le jeu en lui-même et la publicité qui en fait la promotion est particulièrement susceptible d’attirer les enfants ou les adolescents même potentiellement plus que les adultes.

La Grande Bretagne prend particulièrement au sérieux le problème des jeux d’argent qui seraient présentés de façon trop attirante pour les jeunes de moins de 18 ans, surtout depuis qu’une enquête ordonnée par l’UKGC a révélé des résultats plutôt inquiétants. Selon cette étude, il y’aurait approximativement 55 000 jeunes âgés de 11 à 16 ans qui font partie des joueurs à problèmes. Il apparait donc que des simples interdictions et limitations d’âges ne soient pas suffisantes pour éviter que les jeunes aient accès aux jeux de casino en ligne.

Si un opérateur manquait à son devoir de protection de la jeune population il est probable qu’il écoperait au moins d’une amende, sinon de la perte de sa licence de jeu.