PokerStars quitte 3 marchés

septembre 9, 2020

Même les gens qui ne connaitraient pas très bien l’industrie internationale du jeu, casino en ligne n’ont pas pu passer à côté du fait que les marchés de Chine, Taiwan et Macao sont extrêmement restreints.

Dans le cas de la Chine, il s’agit plus que de simples restrictions, puisque le jeu en ligne est tout simplement banni du territoire, tout comme les établissements de jeux de toute sorte, à l’exception de ceux gérés par la loterie nationale chinoise.

Les marchés qui bannissent de cette façon les jeux en ligne sont appelés les marchés non régulés. Ils sont donc opposés aux marchés régulés qui autorisent le jeu en ligne, sous une certaine forme de régulation, c’est par exemple le cas du marché français. En Europe, le marché du jeu d’argent a été tout à fait récemment régulé en Suisse.

La société PokerStars qui avait jusqu’ici accès à ces marchés en utilisant des moyens détournés, a récemment annoncé leur décision de quitter les marchés non régulés que sont ceux des territoires chinois de la Chine donc, de Taiwan et Macao.

Ce départ fait partie d’une nouvelle stratégie d’entreprise démarrée depuis le rachat de l’ancien opérateur de PokerStars, Flutter Entertainment, par le groupe Stars. La fusion des deux groupes a donné lieu à un nouveau groupe qui a conservé son nom en le simplifiant, pour s’appeler tout simplement, Flutter.

Flutter a récemment annoncé son intention de conquérir le marché américain. Les aficionados du poker, et ceux qui s’intéressent de près à l’actualité liée à ces jeux savent qu’il y’a eu quelques années un scandale appelé le « black Friday ». Ce scandale et le mauvais goût qu’il a laissé sur son passage dans l’industrie du poker rend toute conquête de l’Amérique par de nouveaux opérateurs, comme c’est le cas de Flutter, un sujet particulièrement sensible.

Si Flutter parvient à conquérir ce marché, nul doute que cela représentera un investissement financier et humain, d’où son choix de se désinvestir des marchés non régulés cités plus haut.

Le départ de PokerStars de ces trois marchés d’extrême orient n’est effectif que depuis le 1ier septembre de cette année.

Avant que ce soit effectif et que les joueurs originaires de ces territoires n’aient définitivement plus accès à leurs comptes et joueurs et ne puissent tout simplement pas non plus accéder au site en ligne de PokerStars, l’opérateur de poker en ligne a fait deux actions dans le but de leur faciliter le retrait d’argent de leurs comptes PokerStars :

  • Abaisser la limite minimum pour le montant du retrait, à 50 dollars
  • Ajouter des méthodes de retraits, parmi lesquelles notamment des portefeuilles électroniques tels que Neteller par exemple.

Se retirer des marchés non régulés est une entreprise qui n’a pas commencé avec ces 3 territoires pour PokerStars.

En effet, il y’a quelques temps PokerStars s’était déjà retiré du marché chypriote.

Flutter a ainsi effectué à cette occasion une annonce officielle, confirmant sa volonté de retirer un « petit nombre de juridictions à l’opération de TSG (The Stars Group) dans lesquelles Flutter avait déjà pris la décision de ne pas opérer ».

L’opérateur de jeux de poker a également annoncé sa volonté d’améliorer « la qualité de procédures appliquées par notre groupe, pour tout ce qui touche aux questions relatives au jeu responsable et à la lutte contre le fléau qu’est le blanchiment d’argent ».

Flutter a estimé que ces démarches signifieraient un investissement supplémentaire d’environ 65 millions de livres sterling chaque année.